Vendanges 2010… Premier bilan…

Bilan quantitatif tout d’abord… Les pinots noirs sont nettement en dessous des chiffres de 2009. Avec une baisse selon les parcelles, de 10 à 20 % en moyenne. Pour les Gamay, même constatation, mais là la baisse se situe entre 15 et 30 %.  Une floraison moins correcte que les années précédentes ainsi qu’un poids moyen des grappes et des baies plus bas qu’attendu expliquent en grande partie ce résultat mitigé.

Autre constat, mais celui-là plus personnel et plus local, le gamaret (2 parcelles) se situe entre 400 et 500 grammes par mètre carré. Victime du gibier apparemment, vu que les grappes étaient bel et bien là,  mais plus les baies 🙂

Pour tous les autres cépages rouges et pour les blancs en général, les quantités sont proches de celles de 2009, voir de la moyenne décennale.

Dernier élément, on enregistre en moyenne, des rendements de pressurage plus faibles qu’habituellement. C’est-à-dire que pour 100 kilos de raisins, par exemple pour les arvines ou le païen, on note une baisse de 5 à 10 % par rapport aux rendements habituels.

Donc les chiffres généraux de la récolte cantonale 2010 s’orienteront plutôt vers une baisse.

Bilan qualitatif : Des vendanges étalées sur plus d’un mois ont permis d’atteindre des taux de sucre (degrés Oechsle) élevés.  Quelques exemples : pinot noir et gamay entre 94 et 100 Oechsle, arvine et païen 104 Oechsle, johannisberg 98 Oechsle, les fendants entre 78 et 85 Oechsle, syrah 100 Oechsle, cornalin 94 Oechsle, syrah 99 Oechsle. Mention particulière à l’ancelotta (cépage teinturier) à plus de 107 Oechsle !

Des taux de sucre qui vont assurer une structure et un degré d’alcool imposants. Heureusement que les taux d’acidité sont nettement plus élevés que pour les 2009. En fait on est sensiblement plus proche des acidités du millésime 2008.

A l’heure de ce premier bilan, les spécialités rouges terminent gentiment leur 1ère fermentation. Les pinots noirs et les gamays laissent entrevoir une belle structure, des tanins soyeux et une couleur très présente.

Pour les cépages blancs, tous ont déjà terminé leur première fermentation et tous sont secs, c’est-à-dire qu’ils ne contiendront pas de sucres résiduels. Un fruité impressionnant s’en dégage déjà.

Ne reste qu’à attendre les résultats des deuxième fermentation pour voir à quel niveau vont se situer les taux d’acidité définitifs.

La suite donc au prochain épisode 🙂

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